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♯  About Good Music  ♯

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La musique est une nourriture ... rock, soul, hip-hop, world, classique, jazz, electro, blues, reggae, folk .... Ecoutez de tout pour être équilibrés !


★ Sélection Mai 21

Publié par Christos sur 23 Mai 2021, 09:21am

Catégories : #Sel.du Mois

★ Sélection Mai 21

Kira Skov – Spirit Tree (2021)  

   La pandémie du covid a poussé les Hommes dans leurs derniers retranchements, elle a été le point de départ de nombreux projets géniaux comme Spirit Tree. La chanteuse et compositrice danoise Kira Skov a réuni des chanteurs et des instrumentalistes du monde entier pour construire un album vertigineux de duos. Les bandes son ont d’abord été enregistrées à Copenhague puis ont voyagé en Angleterre, en France, aux Etats-Unis, en Scandinavie pour que les guests ajoutent leurs voix.

   Les noms de Jenny Wilson, Bonnie ‘Prince’ Billy, Mark Lanegan, John Parish, Bill Callahan, Lionel Liminana, Mette Lindberg … ne sont sans doute pas connus de tout le monde mais leurs voix mélangés à celle de Kira Skov forment des tableaux d’une grande beauté nous donnant une étrange sensation de familiarité, de déjà-vu. La pop qui émane de cet album est spirituelle, émotionnelle. Naturelle  comme un grand arbre au milieu de la forêt qui nous procure une sensation de bien-être et de sécurité.

Dany Elfman – Le monde de Tim Burton (2011)

   Une grande part de la féerie, du côté sombre qui devient lumineux, des morts qui prennent un aspect gai (ou pas) dans le monde de Tim Burton est dû à son compositeur fétiche, Dany Elfman. Il l’a suivi depuis ses débuts. Il était là à son premier long métrage en 1985, Pee-Wee’s Big Adventure. A ses premiers succès Beetlejuice en 1987 et Batman en 1988. Il était l’ombre de Johnny Depp à Edouard aux mains d’argent, Charlie et la chocolaterie, le diabolique barbier Sweeney Todd, Alice aux pays des merveilles, Sleepy Hollow ou la légende du cavalier sans tête. Il était le souffle qui donnait vie aux morts vivants des Noces funèbres.

   Cette compilation est un très bon résumé de la vie d’un couple qui dure depuis plus de 35 ans. Un metteur en scène et un compositeur classique amoureux l’un de l’autre (au sens figuré 😊). Tous les thèmes des œuvres communes n’y sont pas évidemment, la rétrospective s’arrête à la date de sortie de l’album en 2011. Mais l’ambiance et toute la palette des sentiments burtoniens y sont. L’horreur, la joie, la tristesse, l’inquiétude, le loufoque, le merveilleux, les boîtes à musique, les cœurs venus du paradis (ou de l’enfer) et toutes les potions magiques préparés par Dany mi-elfe, mi-homme.

Squid – Bright Green Field (2021)

   Il ne faut pas s’attendre comme sa pochette le suggère à une musique tranquille et des prairies vertes. Dans le premier album de Squid on n’est pas dans l’Angleterre pastorale mais dans le monde covid/post-brexit distordu, anxieux, instable ou leur post-punk/math rock va comme un gant. Bright Green Fields est une juxtaposition de structures rythmiques angulaires, d’accords dissonants, de contretemps mais également de moments calmes et harmonieux.

   Leur musique nous tient en haleine du début jusqu’à la fin, nous interpelle sur le présent et le futur. On a tout de suite envie d’aller jusqu’au bout de cette ballade ambitieuse, atypique, inouïe truffée de sons surprenants et de mouvements perpétuels. On est poussés à se mettre au premier rang de leur scène pour mieux contempler ce monstre à cinq têtes. Pour mieux saisir ses notes inattendues, danser sur ses grooves, vibrer sur ses riffs, explorer le paysage urbain qu’il veut dresser à travers chacune de ses compositions.

 

The Coral – Coral Island (2021)

   Cela faisait 14 ans que j’attendais cet album… Depuis la sortie de Roots and Echoes en 2007, j’avais en vain cherché son successeur dans les œuvres du groupe anglais The Coral. J’étais tombé dans le piège de découverte d’un groupe par son meilleur album et tout ce qu’ils avaient fait avant ou après me paraissait moins bon. Pourtant il y avait de très belles pièces dans leur discographie et la sortie du plus beau corail était une question de temps.

   The Coral Island est exceptionnel. Par sa longueur (double album), ses harmonies chaleureuses, ses guitares acoustiques et électriques, ses rythmiques pop/folk/country, sa conception (en deux disques Welcome to the Coral Island / The Ghost of Coral Island), ses chansons féeriques mises en valeur par les vocaux de James Skelly et entrecoupées par les narrations du poète Liam Power.

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