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♯  About Good Music  ♯

♯ About Good Music ♯

La musique est une nourriture ... rock, soul, hip-hop, world, classique, jazz, electro, blues, reggae, folk .... Ecoutez de tout pour être équilibrés !


★ Sélection Juin 21

Publié par Christos sur 26 Juin 2021, 10:30am

Catégories : #Sel.du Mois

★ Sélection Juin 21

Greentea Peng  – Man Made (2021)

   J’adore les mutants, les jeunes mutants encore plus ! Greentea Peng fait partie de cette catégorie. Son étoile vient d’apparaitre dans le ciel musical. Elle oscille entre les galaxies de la soul, du hip hop, du trip hop, du reggae et du RnB. Elle nous propose dans son premier album un voyage sonique, une expérience psychédélique, métaphysique, un joint d’une drogue très douce.

   Man Made est peut-être la définition de la soul du 21ème siècle, la neo-soul. Un genre versatile qui fait la synthèse des principales musiques « noires », une musique imprévisible qui est en mouvement perpétuel en prenant des formes et des couleurs différentes. La voix de Greentea Peng est le capitaine de son navire, elle se sert d’un ou plusieurs instruments (guitare, flute, clavier, batterie, saxo, platine …) pour dériver vers des mers calmes et nous dresser des paysages sublimes. Elle nous invite à prendre notre temps pour l’écouter, à ralentir et méditer, nous écouter.

Moby – Reprise (2021)

   Inutile de présenter Moby, le chauve aux lunettes le plus connu de l’electro, compositeur d’un des meilleurs albums du tournant du 20ème siècle (Play), défenseur de la nature et la cause animale. Inutile de présenter également Deutsche Grammophon, le label emblématique de musique classique et ancêtre de tous les labels. Mais que fait le premier dans la deuxième maison ? La réponse est simple.

   L’album Reprise a commencé il y a quelques années où on lui a demandé de jouer avec un orchestre philarmonique à Los Angeles. Deutsche Gramophon, à l’affût depuis quelques années de collaborations avec des étoiles pop afin de rompre avec son image vieux-jeu, a proposé à Moby - suite à ce concert - de reprendre ses meilleurs titres avec un orchestre et de nouveaux chanteurs. Richard (alias Moby) a accepté, il est sorti de sa zone de confort pour écrire les arrangements orchestraux et sélectionner de nouveaux chanteurs. Ses nouvelles versions sont sublimées par les instruments acoustiques, l’orchestre, la voix de leur auteur et celle de ses guests. Cerise sur le gâteau, une nouvelle version de Heroes, ralentie, émouvante, en hommage à son ami et voisin David Bowie…    

Marianne Faithfull with Warren Ellis – She walks in Beauty (2021)

   Marianne Faithfull ne faisait pas partie de mes muses. J’étais moins sensible à son charme que Mick Jagger ou peut-être pas assez stone pour capter son art rock ! Jusqu’au jour où j’ai écouté She walks in Beauty. Une œuvre unique de musique et de poésie principalement accompagnée par Warren Ellis mais aussi par Nick Cave, Brian Eno et le violoncelliste Vincent Segal.

   La matière première de cet album sont des poèmes de poètes anglais du 19ème siècle : Lord Byron, Shelley, John Keats, William Wordsworth, Thomas Hood etc. Ils ont été recités dans un premier temps par Marianne Faithfull, puis Warren Ellis et ses guests ont posé leurs notes sur ses enregistrements vocaux. Le résultat est émouvant. La voix et les claviers donnent de la vie, de la chair et des os aux versets romantiques. On a l’impression que la musique et la voix enrouée de Marianne viennent d’une autre dimension, qu’ils sont guidés par les esprits des poètes disparus.     

Can – Live In Stuttgart 1975 (2021)

   Dans les années 70, les musiciens allemands étaient chauds bouillants, d’une créativité hors norme. D’un côté ils inventaient l’electro. De l’autre le krautrock, le rock progressif « cosmique » qui mélangeait du jazz, du rock et de l’electro. L’expérimentation, l’avant-garde et l’improvisation étaient ses principes. Parmi ses piliers on a Can, un groupe immense. En 1971-72 ils ont composé leurs chefs-d’œuvre Tago Mago / Ege Bamyasi et dans le milieu des années 70 ils ont livré à leurs fans des concerts mémorables.  

   Leur live in Stuttgart 1975 est très grand. Par la longueur (90min), la puissance et la magie qui émane d’un quatuor en fusion totale. Cela s’écoute comme on lit un livre haletant. Du début jusqu’à la fin, d’une traite. Derrière les cinq morceaux/chapitres (Eins, Zwei, Drei, Vier, Fünf) il y a des improvisations, des reprises de thèmes connus de Can, des changements d’humeur et de sentiments, du rock planant, des rythmes anatoliens, du jazz. Que du bonheur !   

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