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♯  About Good Music  ♯

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La musique est une nourriture ... rock, soul, hip-hop, ethnique, classique, jazz, electro, blues, reggae, folk .... Ecoutez de tout pour être équilibrés !


Iggy and the Stooges - Raw Power (1973)

Publié par Abdelaziz sur 20 Octobre 2020, 16:46pm

Catégories : #Albums

Iggy and the Stooges - Raw Power (1973)

Des trois albums des Stooges (entendez, les trois premiers), Raw power est de loin mon préféré. C'est un concentré de rock sans fioriture, cynique, violent, nihiliste et cradingue. Tout ce que j'aime. Le titre de l'opus, issu du premier morceau de la face B, est une parfaite illustration de son contenu. Ce morceau démarre par un un rot (en Si bémol, je crois) puis s'en suivent des power chords indécents et fracassants. Que les oreilles délicates (même s'il y a quand même quelques morceaux un peu plus soft) aillent voir ailleurs. Avec un titre pareil, tout le monde est prévenu. Le son est crade, même si je crois que le groupe aurait aimé qu'il sonne beaucoup moins édulcoré (c'est vous dire). Iggy chante juste, les musicos jouent juste, tout ça en décuplant une énergie tonitruante. Le chanteur sait être lubrique quand il entonne un chant dont la lubricité n'est que dans le titre. En effet, Penetration ne parle que de shoot ; bon, le parallèle avec le sexe n'est pas qu'en filigrane, c'est vrai, je vous l'accorde.

Cet album sorti en 1973, fait indéniablement partie des pierres angulaires du mouvement punk qui a déferlé sur le monde peu de temps après, de la clique du CBGB (New-York City) aux clubs de Londres, traversant les ans en grossissant dans les années 90 avec ceux qu'on appelait les grunges. C'est un album qui fleure bon l'urine rance et la bière, la colère et la rage, le sexe, la drogue et le rock'n'roll.

Je me souviens, il y a quelques années, j'avais été voir Iggy Pop en concert à Lille – pensant qu'il s'était assagi, puisqu'à l'époque il interprétait avec succès (commercial) In The DeathCar de la BOF de Kusturica. Eh ben, j'avais été surpris ; en entrant sur scène, d'abord vêtu d'une veste longue, il chanta accompagné de musiciens en acoustique le célèbre titre du film et puis, rideau, les lumières s'éteignirent. Salve d'applaudissements dans la salle. Les lumières se rallumèrent et là on revit « l'Iguane » torse nu et jean crado nous hélant nous insultant mother fuckers et il enchaîna électriquement les titres suivants Shake appeal, Search and destroy, Your pretty face is going to hell, Death trip, enfin tout le répertoire des Stooges et surtout de Raw power. Le Kif. En sortant de là, t'avais la tripe à l'envers, l'encéphale dans les choux et une folle envie de ruer dans les brancards.

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chris 20/10/2020 18:29

En effet il s'agit d'un album fondateur du punk et autres rocks garage des années qui ont suivi. Qui a eu des bonnes fées à son berceau : Bowie au mixage et un des plus grands photographes du rock des 60s-70s, Mick Rock, pour ce portrait culte d'Iggy. Ce n'est pas mon préféré des Stooges, en fait je n'arrive pas à distinguer un des 3 - Raw Power, Fun House ou the Stooges - ! Ils vont en trio inséparable, comme les 3 du Jimi Hendrix Experience, les 4 premiers de led zep, les deux premiers Queen, les 6 premiers Black Sabbath...

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