Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

♯  About Good Music  ♯

♯ About Good Music ♯

La musique est une nourriture ... rock, soul, hip-hop, ethnique, classique, jazz, electro, blues, reggae, folk .... Ecoutez de tout pour être équilibrés !


Pulp

Publié par Christos sur 5 Janvier 2019, 09:15am

Catégories : #Artistes

Pulp

La pop anglaise connut deux âges d'or, les 60s et les 90s. Chacune d'entre elles était associée à une question existentielle : Etes-vous Beatles ou Rolling Stones ? Oasis ou Blur ? La première avait une réponse évidente pour moi. Beatles. A la deuxième question j'étais coincé. Je n'étais ni Blur, ni Oasis. J'étais PULP !

Pulp c'est la littérature de sensation en anglais, de mauvaise qualité. Comme celle que lisait Uma Thurman – alias Mia Wallace - allongée sur son lit à l’affiche de Pulp Fiction de Tarantino. C'est le mot trouvé par Jarvis Cocker pour son groupe. Un mot dont j'ai compris le choix dans les années 90, lorsqu'ils ont brillé avec leurs 2 albums cultes, His'n'Hers et Different Class.

Avec des mises en scène de clips kitch et des paroles succulentes qui faisaient

- rire (Razzmatazz > « Le problème avec ton frère, c'est qu'il dort avec ta mère et je sais que ta sœur a eu ses règles avec du retard ce mois…»),

- rêver (Mis-Shapes > « nous créons un mouvement, nous le faisons maintenant ... nous voulons les choses que vous nous interdisez, nous n'allons pas utiliser des bombes ou des armes, nous allons utiliser la seule chose dont nous avons le plus, notre esprit… » )

- fantasmer (Underwear > « ferme les yeux et rappelle-toi que c'est ce que tu voulais la nuit dernière, alors pourquoi c'est si difficile pour toi de le toucher d'aller et te donner à lui, oh Jesus… »)

Jarvis avait trouvé LE truc pour rester immortel dans l'histoire pop, il avait sa marque de fabrique. Comme Elvis et son déhanchement, Freddie Mercury et ses chants de foule dans les stades, Elton John et ses costumes, David Bowie et ses personnages. Il mettait des petits soupirs entre ses textes qui transpiraient l'amour, des "Ooooh" et des "Aaaaah" jouissifs qui donnaient de la sexualité à sa voix sensuelle. (Accompagnés évidemment de petits gestes maniérés avec ses longs doigts du haut de son mètre quatre-vingt-dix).

La musique de Pulp déclinait tout le spectre des sentiments amoureux. Elle était gaie, exubérante, dansante, mélancolique, triste. Elle avait beaucoup de rythme, des éléments d'electro et des orchestrations classiques. Elle montait crescendo. Elle était éclectique, d'une classe supérieure (et différente). Elle mit du temps à éclore, un nombre impressionnant de musiciens est passé par ses rangs. Ils avaient débuté en 1978 dans un style new wave/post punk, puis petit à petit ils ont inventé un style plus personnel. En 1992 ils ont produit leur premier chef d'œuvre, Separations. La bande originale parfaite d'une déception sentimentale, le disque à écouter en pleurant et en se rappelant de sa chérie. Puis est arrivée la gloire avec His'n'Hers en 1994 et surtout Different Class en 1995 et sa pluie de perles et de tubes.

Malheureusement le groupe (ou le chanteur et leader charismatique) a été victime de son succès. Des filles (et garçons) ont sans doute dû prendre trop au sérieux les paroles de Common People, Jarvis a dû en avoir marre d'être harcelé et a calmé son jeu. Il était l'ombre de lui-même dans les deux derniers albums, malgré leur succès commercial. Ou alors - à juste titre - il ne voulait pas être cantonné au personnage de pulp qu'il avat inventé et voulait prendre une autre direction. Plus sérieuse.

En 2001 la fête était finie. Pulp s'est éteint. Depuis je rêve d'une reformation et une dernière tournée (comme en 2011) dont je pourrais voir (et pourquoi pas toucher) le géant Jarvis. Celui qui m'a emporté dans la nouvelle vague de la pop anglaise. Avec Radiohead, Suede et Babybird. Et qui m'a donné énormément de matière à rêver...

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

dimitri 05/01/2019 11:44

Ha ha, top l'article sur Pulp ! En effet, dans le tumulte de la rivalité Blur vs Oasis créé par les tabloïds UK il y avait qques pépites passées presque inaperçues. Je me souviens lorsque j'étais à l'armée d'un camarade, avocat de formation, qui avait fait ses études à Londres et qui ne jurait que par 'The Verve' alors que moi même je lui repliquais 'Grunge', à base de Nirvana, Pearl Jam.. Et pourtant j'adorais toute cette scène Brit Pop et ô combien créative, une sorte de parfaite évolution de ce que The Cure avait commencé une décennie auparavant.
Filia

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents