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♯  About Good Music  ♯

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La musique est une nourriture ... rock, soul, hip-hop, ethnique, classique, jazz, electro, blues, reggae, folk .... Ecoutez de tout pour être équilibrés !


Joe Jackson

Publié par Abdelaziz sur 27 Novembre 2017, 21:19pm

Catégories : #Artistes

Joe Jackson

   La France sous Giscard, ce n’était pas ce qu’il y avait de plus folichon en matière de culture. Et pourtant, dans de nombreuses cités du pays, la jeunesse assoiffée d’émancipation, nourrie à la crise des chocs pétroliers, trouvait un exutoire, un semblant de liberté, à travers la musique venue d’Outre-Atlantique ou d’Outre-Manche, rarement d’ici. Bien sûr, toute la jeunesse de l’époque ne faisait pas partie de ces rebelles ensevelis sous les décombres de l’ennui. Il y avait la jeunesse dorée giscardienne, il y avait aussi celle qui, malgré la précarité de l’emploi, s’adonnait aux plaisirs des dance-floors du samedi soir avec les Bee Gees en toile de fond.

   C’est dans ce climat, que mes oreilles attentives firent leurs premières armes à trier le bon grain de l’ivraie, entre les dernières diarrhées d’un nouveau Mike Brandt et les riffs acerbes d’un Led Zep, d’un Uriah Heep ou d’un Deep Purple, entre les rythmiques crasses du disco et le rock endiablé d’un MC5, d’un Who ou d’un Jam. Sans doute, à cette époque, les fumées des usines de ma « Dirty Old Town » m’ont permis de voir venir un nouveau vent beaucoup plus contestataire, beaucoup plus cru, qui aujourd’hui encore me poursuit. La musique punk s’invitait dans ma tanière.

   Et puis, il est arrivé entre un White Riot et un Anarchy in the UK, avec sa drôle de tête, son élégance et sa superbe voix. Il n’était pas là pour rivaliser avec Joe Strummer ou Johnny Rotten. Non, il était complétement différent à mes yeux, enfin à mes oreilles – ses textes n’étaient pas du tout dans l’esprit de contestation et même, ils n’étaient pas forcément brillants. Tout le charme émanait de sa musique aussi puissante et agressive que le punk (en tout cas en avait la forme) mais beaucoup plus chiadée – on voyait qu’on avait affaire à un esthète. Ah oui, j’oubliais, sa ligne de basse était à tomber (merci à Graham Maby). Trois décennies depuis sont passées et pourtant, c’est toujours avec un plaisir immense que j’écoute un I’m The man, un Beat Crazy ou un Look Sharp – Spéciale dédicace à Joe Jackson.

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